En cette rentrée universitaire, les centristes Jean-Léonce DUPONT, vice-président du Sénat, président du Conseil général du Calvados, et Catherine MORIN-DESAILLY vice-présidente de la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication tiennent à affirmer leur satisfaction quelques jours après la signature et la création officielle du PRES Normand.
En effet, après de longues années d’hésitation, ils se réjouissent de voir enfin les Universités de Rouen, de Caen et du Havre, l’ENSI Caen et l’INSA Rouen se réunir au sein du PRES, mais souhaitent également, ayant beaucoup travaillé sur la loi relative aux Libertés et Responsabilités de l’Université en tant que rapporteur du projet de loi au Sénat et qu’oratrice du groupe centriste, que les deux présidents socialistes des régions haute et Basse Normandie fassent en sorte que les discussions reprennent et que de nouveaux acteurs rejoignent le PRES. Afin d’être les moteurs de cette action de concertation et d’élargissement, ils doivent dépasser leurs réticences politiques de mise en œuvre de la réforme gouvernementale. Les sénateurs regrettent ainsi que ces réticences et le retard pris dans l’élaboration de ce PRES l’ait fait passer à côté d’opportunité de financements importants.
Ils espèrent pour autant que cet accord entre les différents acteurs, intervenu à la mi-juillet, ne sera qu’une étape liminaire devant être prolongée par un élargissement des frontières de ce Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur.
Dans ce sens, les pistes d’élargissement ne manquent pas dans nos deux régions : il serait ainsi opportun de se tourner bien plus vers les centres de recherche privés des entreprises tant nos deux régions recèlent de compétences dans les industries pétrochimiques, pharmaceutiques, logistiques et des énergies. De la même façon, et comme le suggérait l’ancien président du CESER haut-normand, Nicolas PLANTROU, il faut aussi se tourner vers les universités parisiennes de Dauphine, Nanterre et Cergy-Pontoise : le projet Axe Seine doit être l’occasion de se rapprocher de ces universités afin de créer des synergies et d’assurer un développement harmonieux de la Vallée de la Seine et qui profite à tous les territoires comme les sénateurs des deux régions l’appellent de leurs vœux. Enfin, ils s’étonnent que certains acteurs importants de l’enseignement supérieur, comme Rouen Business School, ne fassent pas déjà partie du PRES.
Malgré tout, Jean-Léonce DUPONT et Catherine MORIN-DESAILLY soulignent les efforts réalisés par les acteurs universitaires, voire même les concessions consenties, mais insistent pour qu’elles ne soient pas objet de futurs blocages. Il faut au contraire, pour le développement de ce PRES, montrer à chacun que ces concessions n’ont pas été vaines et seront la base des succès collectifs demain. Ces succès ne seront rendus possibles que si le PRES est porteur d’une ambition réelle, collective et partagée.
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