Mardi, 26 Mars 2013 08:10
Lundi s'est tenue l’habituelle séance plénière régionale du mois de mars, elle a été l'occasion de discussion notamment sur l'énergie à l'occasion des délibérations relatives au renouvellement du dispositif Appel à Projets Énergie et le Schéma Régional Climat Air Énergie. Intervenant en préambule de cette séance lors du débat de politique régionale, Catherine MORIN-DESAILLY a rappelé qu'en la matière les centristes étaient attachés au mix énergétique. Il lui a paru nécessaire d'insister sur ce point car les documents présentés en séance, s'ils insistaient sur les énergies renouvelables, et il faut en effet soutenir fortement leur développement, se faisaient en revanche extrêmement taiseux voire tout simplement muets sur l'énergie d'origine nucléaire. Or l'électricité que nous consommons provient pour 84% de nos centrales nucléaires. Qu'il faille en réduire la part n'est pas l'objet de la critique, mais bien plus que le fait que cette source largement majoritaire de production énergétique soit absente de nos débats est anormale. Il faut au contraire mettre tous les sujets sur la table afin d'avoir un débat éclairé sur l'ensemble de la question énergétique.
Cette séance a également été l’occasion de revenir sur le devenir de notre collectivité régionale: il est ici question de la réunification. Les récents propos du président de région Basse-Normandie sont de ce point de vue extrêmement inquiétants, celui-ci affirmant que la réunification n'était pas à l'ordre du jour du tout simplement parce que les élus hauts-normands n'en veulent pas! Soyons alors précis : la gauche haute-normande n'en veut pas! Pour les centristes, c'est au contraire un combat de longue date qui faisait encore l'objet de l'une de nos propositions lors de la campagne pour les régionales en 2004 et en 2010. En revanche en effet, le président du Conseil Régional ne souhaite pas en entendre parler, alors qu'il déclare dans la presse s'intéresser de très près à la fusion départements/région telle qu'elle s'initie en Alsace -bien qu'il ait voté contre ce mécanisme au Sénat lors de l'adoption de la loi du 16 décembre 2010 l’autorisant, allez comprendre... Toujours est-il que si fusion de nos collectivités départementales et régionales il devait y avoir, cela poserait avec plus d’acuité encore la question de la réunification de la Normandie.
Enfin vos conseillers régionaux (Blandine LEFEBVRE, Valérie EGLOFF, Catherine MORIN-DESAILLY, Hubert DEJEAN DE LA BATIE, François-Xavier PRIOLLAUD) ont redit leur indignation quant à l’annonce gouvernementale du début février prévoyant le doublement de la baisse des dotations aux collectivités : ce sont maintenant 3 milliards d’ €uros de moins pour les collectivités alors qu’elles assument 75% de l’investissement public. Et comme il faut ajouter à cela la mise en place calamiteuse et coûteuse de la réforme des rythmes scolaires dans nos communes, les 2 années qui viennent s’annoncent terriblement difficiles.
Et pourtant tout cela n’a pas empêché les élus socialistes, le président en tête, de se livrer à un grand numéro d’autosatisfaction, sourd à toutes les remarques que nous pouvions formuler notamment par exemple lors du vote de révision de notre règlement intérieur afin d’améliorer le travail du Conseil régional et de rendre notamment plus visible le travail effectué en commission.
La situation de notre Région et de notre pays devrait inviter chacun à un peu plus d’humilité et à écouter les propositions des uns et des autres plutôt que de sombrer dans la caricature systématique.
Mener l’opposition est difficile tant la gauche au pouvoir, disposant de tous les leviers, est trop sûre de son fait, c’est malgré tout résolus que nous continuerons de relayer les attentes de nos concitoyens.
Jeudi, 13 Décembre 2012 11:13
Lundi 10 décembre s’est tenu au Conseil Régional la séance budgétaire annuelle, avec l’ensemble du groupe Pour une Nouvelle Normandie, les élus centristes ont voté contre le budget que proposait le président du Conseil Régional.
Ce vote contre peut s’expliquer simplement : des dépenses de fonctionnement que le président socialiste ne parvient pas à réduire, elles augmentent encore cette année de 0,28%. C’est faible certes, mais c’est vers une réduction nette qu’il faut aller. En revanche, les dépenses d’investissement sont elles, encore en baisse de 1,53% entre 2012 et 2013. Si l’on prend l’investissement de ces 4 dernières années, il a baissé de 18,8% : voilà tout le symbole du manque de dynamisme de la politique suivie par la majorité de gauche au Conseil régional.
A chacune de leurs interventions, Blandine LEFEBVRE, Catherine MORIN-DESAILLY, Hubert DEJEAN DE LA BATIE et François-Xavier PRIOLLAUD ont souligné les mauvais choix opérés dans ce budget, en voici quelques exemples :
-dans ce budget les contradictions des élus de gauche sont devenues flagrantes : ils n’ont eu de cesse de dénoncer le désengagement de l’Etat ces dernières années. Les chiffres ont toujours prouvé le contraire, notamment au niveau de la réforme fiscale liée à la TP : s’il y a effectivement un produit de l’impôt moins important, l’Etat sous le gouvernement précédent a tenu sa promesse de compensation à l’€uro. On ne peut pas en dire autant du nouveau gouvernement puisque dès cette année les dotations de l’Etat, comme l’a fait remarqué le CESER baisse de 9,6%, et l’on sait déjà qu’au niveau national elles diminueront de 2,25milliards d’€uros d’ici à 2015. Mais sur cette baisse, les socialistes ont été bien moins diserts qu’ils ne l’étaient auparavant sur le gel !
-l’augmentation de la cotisation à l’ARF (Association des Régions de France) -qui est devenue, aujourd’hui que 21 régions sur les 22 que compte la métropole sont aux mains des socialistes, une annexe du Parti Socialiste- est ainsi passée de 30 603€ en 2004 à 130 000€ dans ce budget, soit une explosion de 265% !
-on peut alors s’interroger sur le travail mené par l’ARF : revenant sur la politique fiscale du gouvernement qui étouffe nos entreprises Catherine MORIN-DESAILLY s’est intéressée aux propositions de l’ARF dans le cadre du débat sur la nouvelle loi de décentralisation : elle propose 10 nouvelles taxes ! Dont 4 viendront directement augmenter le coût du travail puisqu’elles reposent sur la masse salariale ! Ce n’est à l’évidence pas de cette façon que se produira le « choc de compétitivité » évoquée par Louis Gallois et aussitôt moquée par le président de la République : « Un choc, ça fait chic ! ».
-en matière culturelle il fallait une nouvelle fois dénoncer la non application de la loi de 2004 sur la décentralisation des enseignements artistiques. Les trop rares régions qui l’ont expérimenté ont toutes donné un retour positif sur les dispositifs mis en place, malgré le président de notre Région refuse de l’appliquer au détriment des jeunes hauts-normands et des structures d’enseignement artistique. Il prive donc notre Région de dotations étatiques en la matière : le comportement des présidents de Région est à ce point négatif que le gouvernement en a profité pour réduire de 25% la dotation devant permettre la mise en place de ces dispositifs. Un pan essentiel de la politique culturelle a donc été abandonné par la gauche.
Mardi, 23 Octobre 2012 09:54
Suite à une dissension au sein de la majorité régionale, le Groupe Pour une Nouvelle Normandie (UMP, Nouveau Centre Divers droite et apparentés) a gagné un siège à la Commission Permanente du Conseil régional, le nombre de ses représentants passant ainsi de 3 à 4.
A l’occasion du renouvellement de la Commission Permanente, suite à la démission de M. Bachelay, la gauche régionale a perdu un siège lors du vote au cours duquel elle n’a rassemblé que 36 de ses 37 voix.
C’est le Front de Gauche , en perdant un siège à la Commission Permanente et une vice-présidence, qui fait les frais des manœuvres du Président visant à réorganiser son Bureau en rétrogradant Mme Ségura de la 1ère à la 3ème vice-présidence et en excluant Mme Martin de la Commission Permanente et en privant cette dernière de sa vice-présidence à l’Enseignement.
Les dissensions au sein de la Majorité régionale ont transformé la manœuvre du président du Conseil régional en boomerang.
Jeudi, 06 Septembre 2012 08:15
 Les dernières annonces gouvernementales au sujet de la poursuite des procédures devant mener à la réalisation du canal Seine-Nord-Europe inquiètent au plus haut point Blandine LEFEBVRE, Catherine MORIN-DESAILLY, Hubert DEJEAN DE LA BATIE et François-Xavier PRIOLLAUD, élus centristes au Conseil Régional de Haute-Normandie.
Alors que des doutes sont apparus pour la Ligne Nouvelle Paris-Normandie, qu’aujourd’hui même les salariés de Petroplus attendent dans l’angoisse la décision du Tribunal de Commerce quant à la validation d’un repreneur (Netoil), que le contournement Est de Rouen n’est toujours pas acté, que les perspectives sont bien sombres pour l’EPR de Penly ; l’Axe-Seine, nos ports de Rouen, du Havre et de Paris, tout le bassin industriel du Nord-ouest ont besoin de signaux forts de développements plutôt que les atermoiements et la valse hésitation que nous offrent actuellement le Gouvernement et le Président de la République.
Le canal Seine-Nord-Europe est une nécessité pour le développement d’Haropa, le GIE regroupant les 3 grands ports de l’Axe-Seine : il permettra de relier le bassin de la Seine au Nord-Pas-de-Calais ainsi qu’aux 20.000km du réseau grand gabarit d’Europe du Nord. Au même titre que la LNPN, il constitue un moyen de faire de l’Axe-Seine la porte d’entrée de l’ouest de l’Europe.
Pour justifier ce renoncement, le Gouvernement argue du manque de financement. Or il est prévu depuis le début, et les choses sont déjà très avancées, que le financement sera le fruit d’un partenariat public-privé, les entreprises n’attendant plus que la confirmation de l’engagement de l’Etat pour affiner leurs offres. Ainsi sur un budget global estimé à 4,3 milliards d’€uros, la moitié viendra de fonds publics et l’autre de fonds privés. Le Préfet de la région Picardie a déjà affirmé en mai que le financement était bouclé à 97,9% ; Voies Navigables de France, les collectivités locales, les ports et l’Etat se sont déjà mis d’accord sur la gouvernance et le financement des 4 plates-formes du futur canal Seine-Nord. Il n’y a donc plus aucune raison valable de renoncer.
Comme sur tant d’autres sujets, c’est encore une fois le flou qui préside. Alors que pendant la récente campagne, les socialistes sautaient comme des cabris en criant « croissance, croissance, croissance ! », maintenant qu’ils ont la responsabilité d’agir pour faire repartir l’économie, ils sont paralysés. Là où l’ancienne majorité avait lancé un grand programme de travaux devant permettre de sortir de la crise et de préparer l’avenir de notre territoire, le premier réflexe des socialistes est de tout remettre en cause en étant incapable de reconnaître les éléments positifs du travail du gouvernement précédent tels que par exemple les aménagements sur l’A29 nécessaires à la réalisation du canal avaient été financés par le plan de relance 2009-2010.
Ils rappellent l’ambition de ce projet qui doit permettre dès les premières années de créer 4.500 emplois sur le chantier puis 45.000 emplois à l’horizon 2050. Ils insistent également sur l’ambition environnementale puisque ce sont quelques 500.000 camions qui seront économisés sur nos routes.
Mercredi, 06 Juin 2012 14:54

Retrouvez le Carnet de campagne de Franck Meyer:
http://www.franckmeyer2012.fr/blog/articles-cat-685601-632421-carnet_de_campagne.html
Bonne lecture à tous
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